Prises de bec sur Mi grave, la corde sensible

Clément Collet-Billon,
« Pic en deuil de son pic poignardé »,
Crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
21×14,7cm, 2022

Pic en deuil = mulleripicus funebris ; pic poignardé = xiphidiopicus percussus

–––––

Clément Collet-Billon
« Devin Townsend feat. The Raven, “Evermore Nervermore”, The Co(r)vid Sessions (live @MH17) »
Crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
14,7x21cm, 2021

Devin Townsend feat. The Raven, “Evermore Nervermore”, The Co(r)vid Sessions (live @MH17)

Décembre 2021. Depuis ma visite de la rétrospective Nina Childress au FRAC Nouvelle Aquitaine, où l’on apprend, entre autres, que la peintre réalisa le portrait de son idole de jeunesse, Sylvie Vartan, j’assume mieux cette illustration de midinette représentant le musicien Devin Townsend. En 2019, deux, trois semaines avant que je rende visite à mes parents en Malaisie (et que je les vois pour la dernière fois en chair et en os à cause des restrictions liées au covid), sortait « Evermore », un monceau qui, par son enthousiasme tourmenté, nous invite à continuer de chercher, à créer malgré le déchirement, à voyager vers l’infini pour mieux arriver, revenir. J’écoutais ce morceau en boucle, sur une longue période. Il me mettait de bonne humeur pour peindre. À mesure que nous nous enfoncions dans la crise du covid, les paroles assez énigmatiques d’« Evermore » résonnait différemment en moi. Le chiffre du taux de contamination varie d’une semaine à l’autre, contrariant les annonces de réouverture des frontières. Pas besoin d’élire Zemmour à la tête d’un pays pour lire des aberrations s’appliquer aux frontières et à l’intérieur des pays. J’entends certains chroniqueurs dire que, dans les pays du sud, la population se soucie tellement de trouver de quoi manger qu’elle n’en a pas grand-chose à foutre de l’épidémie de covid. Peut-être, mais ceci n’empêche pas les dirigeants politiques de ces pays d’entretenir, comme ici, une peur, de mettre en place des règles qui entravent la circulation des personnes. Les chœurs du morceau « Evermore » ne semblent plus succéder à la visite du corbeau qui, dans le poème d’Edgar Allan Poe, croasse « Nevermore » à celui qui ne peut se résoudre à la disparition de sa Léonore. À présent, les chœurs de Townsend et Le Corbeau chantent de concert. Les encouragements choraux et chaleureux envers une personne jouant les équilibristes dans ses avancées malgré la douleur se voient bousculer par les nébuleux « Nevermore » de ce satané corvidé. « Corvidé » en anglais se dit « corvid ». Une nouvelle fois dans ce dessin, je joue de cette proximité entre les termes « corvid » et « covid ».

Nous sommes nombreux à ne pas avoir vu notre famille éparpillée à l’autre bout de la planète depuis le début de cette crise sanitaire. Je m’en vais dire « Jamais plus ! » aux chefs d’État, ils me répondront « Plus jamais ! » Mais quoi au juste ?

“Startled at the stillness broken by reply so aptly spoken,
“Doubtless,” said I, “what it utters is its only stock and store,
Caught from some unhappy master, whom unmerciful Disaster
Followed fast and followed faster till his songs one burden bore
– Till the dirges of his Hope the melancholy burden bore
Of ‘Never – nevermore’.”

But the Raven still beguiling all my sad soul into smiling,
Straight I wheeled a cushioned seat in front of bird and bust and door;
Then, upon the velvet sinking, I betook myself to linking
Fancy unto fancy, thinking what this ominous bird of yore
– What this grim, ungainly, ghastly, gaunt and ominous bird of yore
Meant in croaking “Nevermore.” ”

in “The Raven”, Edgar Allan Poe

——

« Tressaillant au bruit de cette réponse jetée avec tant d’à-propos : « Sans doute, – dis-je -, ce qu’il prononce est tout son bagage de savoir, qu’il a pris chez quelque maître infortuné que le Malheur impitoyable a poursuivi ardemment, sans répit, jusqu’à ce que ses chansons n’eussent plus qu’un seul refrain, jusqu’à ce que le De Profundis de son Espérance eût pris ce mélancolique refrain : “Jamais, jamais plus !” »

Mais le corbeau induisant encore toute ma triste âme à sourire, je roulai tout de suite un siège à coussins en face de l’oiseau et du buste et de la porte ; alors, m’enfonçant dans les velours, je m’appliquais à enchaîner les idées aux idées, cherchant ce que cet augural oiseau des anciens jours, ce que ce triste, disgracieux, sinistre, maigre et augural oiseau des anciens jours voulait faire entendre en croassant son – Jamais plus ! »

in « Le Corbeau » d’Edgar Allan Poe, traduction de Charles Baudelaire

« Evermore » de Devin Townsend : https://youtu.be/pmK4MLbCZsw

–––––

Clément Collet-Billon
« #BalanceTonCoucouPlaintif »,
Crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
21×14,7cm, 2021

–––––

Clément Collet-Billon
« Un cassique du Parti des Travailleurs à bec rouge »,
Crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
21×14,7cm, 2021

Un cassique du Parti des Travailleurs à bec rouge

Été 2020. Mon père, celui qui claque trois fois sa langue contre son palais pour signaler sa présence à ses piafs et non à des cailles, celui qui m’a élevé dans la haine des pies (je ne me soigne pas, j’assume), m’avait envoyé via Whatsapp une photo du « troupial de ses vingt ans ». Il précisa plus tard, lorsqu’il me raconta au téléphone son périple entre les Antilles et l’Amérique du Sud avec cet oiseau, qu’il était désolé parce qu’il n’avait pas le nom en français. Je tape dans Google. Sortent les oiseaux du genre icterus, les orioles en français. Ils appartiendraient à la famille des icteridae et partagent la liste de ce classement avec les fameux carouges que mon père ramena du Panama lors du même voyage. Heureusement que je connais mon interlocuteur parce que sinon, j’aurais eu vite fait de le considérer comme le type qui te parle de sa jeunesse en attendant le bus et tu te demandes si c’est vrai ou si ça ne relèverait pas d’une douce affabulation. Dans la liste des icteridae, je ne sais pourquoi, j’ai retenu le cassique comme nom d’oiseau.

Cet été 2021, pendant une séance de peinture, j’écoutais une émission sur la cérémonie d’investiture de Mao (ouais, je sais, je suis à fond). Le commentateur, qui décrivait les gens autour de Mao lors de la cérémonie, s’arrêta sur un cacique du parti (un cadre du parti).

Tilt ! Je savais enfin à quoi relier les oiseaux qu’on nomme les travailleurs à bec rouge (quelea quelea) dont j’avais « trouvé » la trace lors d’un de mes samedis d’insomnie pendant le premier confinement.

––––

Clément Collet-Billon,
« Covid-19 : précarisés, des sporopipes quadrillés se mobilisent »,
Crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
14,7x21cm, 2020

––––

À ton effigie, un corbeau flûteur, pas qu'aux îles Fiji

Clément Collet-Billon
« À ton effigie, un corbeau flûteur, pas qu’aux îles Fiji »,
Crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
21×14,7 cm, 2019

À ton effigie, un corbeau flûteur, pas qu’aux îles Fiji

Le Président Macron est un hologramme inexpressif, la meilleure marionnette d’une petite oligarchie prédatrice et ventriloque. Macron est un corps vide pipeauteur, une espèce de corvidé endémique d’Océanie, plus exactement un corbeau flûteur, un gymnorhina tibicen pour le nom scientifique, une australian magpie pour la dénomination anglaise – pouah, les noms d’oiseaux ! « En même temps », certains spécialistes n’hésiteront pas à dire de l’oiseau qu’il est timbré. En Australie, lors de la période de nichée, de septembre à novembre, l’australian magpie, comme elle se sent menacée, protège sa progéniture. Elle en vient à attaquer les êtres humains… principalement les cyclistes et les joggeurs qui traversent son territoire. Bec fermé, griffes ouvertes, ses plongeons piqués ciblent le visage, laissant des coupures sur la peau, parfois des blessures aux yeux…

–––––

Barbie, Ken et leur barbican funèbre devant un Tupolev 144

Clément Collet-Billon,
« Barbie, Ken et leur barbican funèbre devant un Tupolev 144 »,
Crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
21×14,7 cm, 2018

Barbie, Ken et leur barbican funèbre devant un Tupolev 144

Après une heure à la salle de sport, je sors de ces vestiaires qui puent la levure boulangère aromatisée artificiellement au déodorant de smicard. Avec mes biceps tels des ballons de baudruche gonflés depuis trois jours après la fin d’une fête d’anniversaire, j’exulte à la vue de tous ces messages que Facebook m’a envoyé sur ma boîte mail, me suppliant de revenir. Et oui, émotionnellement, les relations entres êtres humains deviennent ingérables à l’ère du sexe 2.0… Enfin, ce qu’il y a de rassurant, c’est que #balancetonporc n’a pas totalement envahi l’espace de tout ce qu’il convient d’exprimer, de dénoncer. Nos supérieurs hiérarchiques auront encore toute la liberté d’exercer un management proche du surmenage, d’user de leur perversité pour instaurer un climat de tension compétitive au sein des équipes, ou d’humilier leurs subordonnés de leurs sautes d’humeur. D’ailleurs, j’ai entendu parler d’une hist… Hé ! Tais-toi ! ou tu vas faire une nouvelle cure de MHD sur le plateau des musculeux qui marchent subitement sur leurs burnes dès qu’ils entendent : « j’ai rien vu, j’ai rien entendu (…) Gros, c’est la puissance ! La puissance ! » Lorsque vivre avec une poupée en silicone sera devenu la norme, je suis sûr qu’un peu à l’image de l’Etat qui, dans les années 90, soutenait la filière automobile en accordant une prime de 5000 francs à tout acquéreur d’une voiture neuve en échange du retrait de la circulation de son véhicule âgée d’au moins dix ans, un homonyme de l’ex-Premier Ministre Balladur mettra en place une nouvelle prime Balladur pour soutenir le marché fleurissant de la poupée en silicone. Ou peut-être que dans un futur proche, la paupérisation des propriétaires de ce genre de poupées aura fatalement un impact sur leurs sorts, et que la « bonne conscience » d’une association trouvera son accomplissement sacerdotal dans l’organisation de collectes pour recueillir des tenues correctes exigées comme à l’entrée des bars dansants perpignanais. Ce ne sera que le prolongement de ces collectes de nourriture pour chats en liberté qui ont lieu à la sortie de nos supermarchés… J’ai dû louper un épisode : je n’ai pas vu l’article sur la disparition de nos souris de ville. J’avoue être dépassé par la mutation actuelle de la radicalité. Est-ce pour simuler l’incarnation des incantations de certains utilisateurs des media sociaux, qu’on est passé de récurrentes photos de burgers- qui, bien que d’aspect appétissant, devaient être immangeables -, à du porn food de lentilles germées saupoudrées de spiruline ? Réel acte militant ou énième mise en scène d’actes vertueux qui peinent à dissimuler des actes de consommation différentielle ? Certains ne baisent que quand les caméras de Jacquie et Michel déboulent chez eux. Le cynique parle aux cyniques. Ou plutôt, c’est « le moment cynique, où dans la parrêsia se rejoignent et coïncident exactement un dire-vrai souvent brutal et provocateur et un style de vie absolument dépourvu d’attaches et complètement libre », face aux cyniques contemporains usant d’un supplément de savoir pour mentir, manipuler les autres avec des discours apparemment progressistes ; le seul intérêt du cynique contemporain étant de protéger son propre confort, ses acquis, quitte à mettre les autres dans une situation de précarité. Plus prosaïquement, un californien d’adoption prénommé Arnold qui, rentrant du cinéma au volant de son Hummer, se convainquit qu’il fallait sauver Willy, ça t’a fait rire. Mais, Guy Carlier qui expose son militantisme et sa conscience de classe en se moquant, dans une chronique radiophonique, du mouvement social qui a lieu dans le supermarché d’une banlieue aisée où le chroniqueur achète ses produits bios, ça t’a beaucoup moins fait marrer. Pas de doute, il faut changer de chaîne de production, et de ligne éditoriale. C’était une première tentative publique de discussion avec mon dissocié.

–––––

Clément Collet-Billon
« Antenne cinq geais, ou comment les co(r)vidés se propagent-ils ? »
Crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
14,7x21cm, 2021

Antenne cinq geais, ou comment les co(r)vidés se propagent-ils ?

Pour désarmer toute volonté de critiquer les discours martelés dans les grands media, l’épouvantail du complotisme est souvent brandi par les commentateurs. Par peur de se retrouver amalgamé avec ceux qui pensent que les antennes 5G transmettent le Covid-19, on se terre dans le silence. Que de telle croyances existent réellement ou pas, je n’irai pas vérifier, comme beaucoup de gens d’ailleurs… Pour railler cette stratégie qui consiste à énoncer les théories les plus farfelues pour nous maintenir dans une sidération mutique, j’ai composé le dessin ci-contre. Les geais sont classés parmi les corvidés.

–––––

Les news, casse-noix d’Amérique

Clément Collet-Billon,
« Les news, casse-noix d’Amérique »
Crayons de couleur, encres imprimantes et craies grasses sur papier,
14,7x21cm, 2020

Les news, casse-noix d’Amérique

On s’en serait douté. Les protestations contre certaines productions artistiques ne datent pas d’hier. Elles bénéficient juste d’une amplification liée au développement des technologies actuelles et donc aux possibilités de partager à l’infini sur les media sociaux des dépêches et des appels à la mobilisation. Vous voyez le travail d’Allen Jones ? Si, ce pop’ artiste britannique dont les œuvres les plus connues s’intitulent « Chair », « Table », « Hatstand », sortes de meubles du quotidien composés de mannequins-femmes hyperréalistes en fibre de verre, légèrement vêtus de tenues fetish SM en latex, et aux mensurations archétypales pour papier glacé. Vous remettez, ça y est. Bon. En 1978, des manifestants ont lancé des bombes puantes lors d’une de ses expositions. Puis, en 1986, lors de la Journée internationale des femmes, une manifestante a aspergé d’acide « Chair », dans le but de détériorer la célèbre sculpture exposée alors à la Tate à Londres[1]. Ces militantes reprochaient à ces sculptures une objectivation de la femme. Ce qui peut s’entendre, mais l’auteur ne se défendit pas en invoquant une sorte de radicalisme immoral censé éveiller les consciences au sein de la société concernant la femme-objet. Sa seule préoccupation était d’offenser les canons de l’art minimal des années 60 – les pièces en question datent de 1969. Et Allen Jones d’ajouter dans une interview de 2014 : « Ce qui arrive à de vraies personnes dans la vraie vie, c’est autre chose. »[2] Nous retrouvons des propos similaires dans « L’art sous contrôle », un essai – d’une trop grande concision à mon goût – dans lequel Carole Talon-Hugon nous rappelle qu’un art autoréflexif se développa au cours de la seconde moitié du XXème siècle. Cet art autoréflexif se livrait « à toutes sortes d’expérimentations sur les composantes de l’idée moderne d’art telle qu’elle avait été démembrée par les avant-gardes radicales du début du siècle, et par Marcel Duchamp. Les notions d’œuvre, de beauté, de matériaux sensibles, d’artiste, de génie, de savoir-faire, de goût, de plaisir esthétique, de désintéressement ont constitué autant de champs d’exploration, d’idoles à renverser et de fétiches à subvertir. Ainsi le pop’ art a exploré l’ordinaire, le mauvais goût, le kitsch ; l’art conceptuel a visé l’anesthétique par la dématérialisation de l’œuvre ; le minimalisme, tirant parti du déjà industriellement fait, s’est attaqué à l’artefactéité, etc. Au-delà de toutes leurs différences, bon nombre de néo-avant-gardes firent de l’art à propos de l’art, c’est-à-dire des œuvres (…) éloignées des questions morales (…). »[3] Qu’une œuvre artistique – quel que soit son champ d’expression – puisse susciter une controverse qui déborde du cadre artistique peut s’entendre, mais il me semble que nous franchissons un cap inquiétant lorsqu’un artiste sujet à des allégations de harcèlement sexuel se retrouve interdit de représentation – et qui plus est, si ces accusations n’ont aucun rapport avec l’œuvre montrée. De plus, dans l’idéal, ces imputations ne devraient pas nous empêcher d’apprécier, de critiquer un travail pour ce qu’il est, intrinsèquement. Dans l’essai de Talon-Hugon précédemment cité, j’ai été étonné d’apprendre qu’il n’y avait pas que dans les secteurs des industries culturelles où la pression et les enjeux économiques sont si importants qu’on n’hésitera pas à remercier un acteur sur de simples accusations diffusées sur Twitter ou dans la presse, et ce, sans se soucier de la présomption d’innocence. Dans le monde de l’audiovisuel, l’exemple le plus connu est celui de l’acteur Kevin Spacey évincé de « House of cards » après quelques révélations au sujet de frasques à caractère sexuel (sur d’autres hommes, dois-je vraiment le préciser ?). Je pensais le milieu de l’art contemporain épargné par ce genre de procédés abrupts. En fait, il n’y échappe évidemment pas. En 2018, le peintre et dessinateur hyperréaliste Chuck Close, accusé dans le New York Times et le Huffington Post de « méconduite sexuelle », se voit reporter – doux euphémisme pour ne pas dire annuler – son exposition à la National Gallery de Washington.[4] A l’Université de Seattle, suite à ces accusations, on enlèvera rapidement un autoportrait de l’artiste, alors qu’à la même période, plutôt que de décrocher l’exposition de Chick Close en cours à ce moment-là à la Pensylvania Academy of Fine Arts, l’institution tentera d’instaurer un dialogue en programmant parallèlement une exposition d’artistes féministes.[5] Toutefois, Sheena Wagstaff, responsable du département consacré à l’art moderne et à l’art contemporain au MET, s’inquiète : « Si nous ne voyons que l’abus lorsque nous regardons une œuvre d’art, alors nous avons créé une situation réductrice dans laquelle l’art est dépouillé de toute sa valeur intrinsèque – ce qui dès lors soulève la question fondamentale de ce que devrait être le rôle du musée dans le monde. »[6] Amis artistes, par les temps qui courent, arrangez-vous plutôt pour être soupçonné de meurtre sur un homme au sujet duquel la police ne s’épuisera pas à enquêter, ça ne ruinera pas votre carrière. En mars 2020, comme la magnifique exposition collective autour du mot à laquelle je participais au Bois Fleuri à Lormont n’a pas pu accueillir – pour l’instant – le public pour cause d’épidémie de covid19, je dessine un corvidé – ici, un casse-noix d’Amérique – qui se pose sur un titre du New York Times qui nous informe de l’annulation de l’exposition du fameux portraitiste hyperréaliste américain à la National Gallery de Washington suite à des allégations de « méconduite sexuelle ». Promis, je ne vais pas me lancer dans une exploration de mon inconscient…

–––––

[1] in “Allen Jones: I think myself as a feminist”, Nicolas Wroe, The Guardian, le 31/10/2014, https://www.theguardian.com/artanddesign/2014/oct/31/allen-jones-i-think-of-myself-as-a-feminist

[2] in “Allen Jones: the politic body”, Emma Hope Allwood, Dazed, le 12/11/2014, https://www.dazeddigital.com/artsandculture/article/22480/1/allen-jones-the-body-politic

[3] In « L’art sous contrôle, Nouvel agenda sociétal et censures militantes », Carole Talon-Hugon, puf éditions, 2019, p. 57

[4] Idem, p. 45

[5] In “Chuck Close: How to deal with an artist accused of sexual harassment”, Nadja Sayej, The Gardian, le 15/02/2018, https://www.theguardian.com/artanddesign/2018/feb/15/chuck-close-art-sexual-harassment-pafa

[6] In “Chuck Close is accused of sexual harassment. Should his artwork carry an asterisk?”, Robin Pogrebin et Jennifer Schuessler, in The New York Times, le 26/06/2018, https://www.nytimes.com/2018/01/28/arts/design/chuck-close-exhibit-harassment-accusations.html

––––

Clément Collet-Billon,
« Pitta sur pitas, le pitta gore »,
crayons de couleurs et encres imprimantes sur papier,
21×14,7 cm, 2018

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s